Au nom de la volupté je chante
Nouveauté mars 2026
« Dans Au nom de la volupté je chante, le poète roumain Laurențiu-Ciprian Tudor propose une poésie ample et méditative où l’amour, la mémoire et la sensualité cherchent à préserver un accord fragile avec le monde.
À travers vingt poèmes traduits du roumain par Simona Ferrante et accompagnés des photographies de Mădălina Munteanu, le livre explore différentes formes du sentiment amoureux. L’amour y apparaît à la fois comme désir, contemplation et expérience intérieure. Débarrassé de toute brutalité, il devient regard, attente, lenteur, une manière d’habiter le temps et la présence de l’autre.
Dans ces pages, les corps féminins se transforment en paysages – deltas, jardins, mers, saisons – tandis que la musique, notamment celle de Bach, traverse le recueil comme une structure invisible, un modèle d’équilibre entre rigueur et émotion.
Entre poésie, image et musique, le livre compose un espace sensible où le quotidien – un café du matin, la pluie, la mer Égée, une femme sortant du bain – devient un lieu d’accord provisoire entre le désir et le monde.
La nostalgie qui traverse ces poèmes n’est jamais sentimentale : elle est une manière active de préserver la beauté et de construire un espace intérieur où la mémoire peut encore habiter.
Au nom de la volupté je chante est ainsi une méditation poétique sur la fragilité du bonheur et sur l’urgence douce d’aimer, de regarder et d’écrire maintenant. »
Auteur: Laurențiu-Ciprian Tudor
Traduction du roumain par Simona Ferrante
Avec des photographies de Mădălina Munteanu
Rafael Editions
Parution 8 mars 2026ISBN: 979-10-983408-0-2
Laurențiu-Ciprian Tudor, né en 1973 à Brașov, est poète, essayiste et journaliste culturel. Diplômé en sociologie, il est titulaire d’un master en conseil psychologique et éducatif.
Membre de l’Union des écrivains de Roumanie, section Brașov, depuis 2014, il a initié et coordonné entre 2007 et 2018 le groupe « Caii verzi de pe pereți », organisateur d’événements culturels et de lancements de livres.
Auteur d’un premier volume de poésie paru en 2003, il est secrétaire de rédaction de la revue Libris depuis 2017 et tient une chronique littéraire dans Astra depuis 2015. Il fonde et coordonne depuis 2023 l’Association culturelle Epithet et la revue du même nom.
Lauréat du Diplôme d’excellence de la section Brașov de l’Union des écrivains de Roumanie pour l’événement littéraire de l’année 2015, il reçoit le prix « Cartea anului » en 2017 et 2019 pour les volumes Licantropia poftei et Journal de couple/Jurnal de cuplu / A Couple’s Diary.
Il a publié à ce jour neuf volumes de poésie, quatre livres de dialogues et deux livres d’entretiens.
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Mădălina Munteanu, née en 1985 à Galați, est actrice, hypnothérapeute et chercheuse indépendante dans le champ de la subjectivité. Son travail se situe à l’intersection de la psychanalyse, de la philosophie, de l’écriture et de la photographie.
Elle écrit et photographie depuis l’expérience vécue. La photographie y devient un geste d’inscription : retenir par la lumière une présence éprouvée, avant qu’elle ne se dissolve en récit. L’écriture poétique procède du même mouvement, habitant les zones liminales où le langage vacille et s’invente. Entre image et mot, son œuvre ne cherche pas à expliquer, mais à reconnaître.
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« L’automne ne se déshabille jamais… »
Ainsi l’automne séduit le poète dans le corps, violon ou violoncelle, de la femme « Femme voluptueuse, doucement alanguie ». Nous n’irons pas voir du côté de Lolita, car celle-ci est « Un suicide qui organise des ateliers de développement personnel avec Madame Bovary ». Tout est art dans la femme, « Le corps mûr et cambré », le corps caressé. Et puis surtout siroter un café, « Le poète a besoin surtout de lointain». Le poète nous accompagne « Dans un mélange de séduction et de mort ». Il faut bien combler « Tout le manque d’amour qui l’habite » Et puis, dans le « Soupir d’exister », il faut surtout retenir que « L’automne ne se déshabille jamais de son plein gré ».
Quant à l’érotisme…
L’érotisme est une des majuscules de l’âme. Une vibration qui danse avec l’imaginaire du corps. L’érotisme vibre au contact de la lumière. Comme la nuit avec le jour.
L’érotisme c’est une étoile tombée dans le verbe de l’amour.
Patrick Chemin, poète



